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Billeterie
Unité d'Habitation de Marseille © FLC / ADAGP / SNBPE

Événement

Chantier de l'Unité d'Habitation de Marseille © FLC / ADAGP / Lucien Hervé

La Cité Radieuse a 70 ans

L'histoire de la commande et du projet

Le 30 novembre 1945, Le Corbusier reçoit du ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme la commande d’ « un Immeuble Sans Affectation Individuelle à Marseille ».
Depuis les années 1920, Le Corbusier pense l’habitat collectif. À Marseille, il propose « la solution de « la cité-jardin verticale apte à remplacer « la cité-jardin horizontale », maîtresse de ce dernier siècle et cause de « la dénaturalisation» du phénomène urbain » ».
 
Le 14 octobre 1947, la première pierre de l’Unité d’Habitation de Marseille est posée !
Durant presque cinq ans, l’Atelier du 35 rue de Sèvres et l’ATBAT travailleront sur la 1ère unité d’habitation de grandeur conforme, une révolution architecturale et moderne.
Les appartements, baignés de lumière du lever au coucher du soleil, proposent un confort exceptionnel pour l’époque : isolation thermique et phonique (double-vitrage et brise-soleil), cuisines aménagées et ouvertes…
Tel un village vertical, la vie s’organise des rues intérieures au toit-terrasse, proposant de nombreux services (école maternelle, gymnase, théâtre en plein air, commerces, livraison du lait…).

L'inauguration de l'Unité d'Habitation a eu lieu il y a 70 ans

Le 14 octobre 1952, Le Corbusier assiste à l’inauguration de la Cité Radieuse en présence de son ami, Eugène Claudius-Petit, ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme, et de tous ses collaborateurs de l’atelier du 35 rue de Sèvres, à qui il rend un hommage appuyé dans son discours.
Il déclare : « J’ai l’honneur, j’ai la joie, la fierté de vous remettre l’Unité d’habitation de grandeur conforme, première manifestation aujourd’hui d’une forme d’Habitat moderne, commandée par l’État, et libre de toute réglementation […]. Érigée sans règlement, contre les règlements désastreux, faite pour les hommes, faite à l’échelle humaine. Faite aussi dans la robustesse des techniques modernes et manifestant la splendeur nouvelle du béton brut. Faite enfin pour mettre les ressources sensationnelles de l’époque au service du foyer – cette cellule fondamentale de la société. »
 
70 ans après, la Cité radieuse contemple toujours la Méditerranée et continue d’incarner le projet que Le Corbusier s’était fixé en 1947 : « fournir dans le silence, la solitude et face au soleil, à l’espace, à la verdure, un logis qui soit le réceptacle parfait d’une famille » mais aussi « dresser dans la nature […] face au soleil, une œuvre architecturale magistrale ; faite de rigueur, de grandeur, de noblesse, de sourire et d’élégance ».
Classé au monument historique (en 1986) et inscrite sur la Liste du Patrimoine mondial (en 2016), l’unité demeure un lieu de vie et d’échange que les habitants, anciens ou nouveaux, s’approprient au quotidien.
La vie culturelle y est omniprésente, des rues intérieures au toit-terrasse (qui a accueilli nombre d’artistes : @Daniel Buren, Xavier Veilhan , @IAM, SCH…). L’Hôtel Le Corbusier, le restaurant Le ventre de l’architecte, le MaMo, la Librairie Rupture & Imbernon, la Maison Mirbel… sont quant à eux des lieux incontournables qui contribuent au dynamisme de la Cité Radieuse !
© FLC / ADAGP / MRU
© FLC / ADAGP
Le Corbusier recevant la légion d'honneur © FLC / ADAGP